Intégration domotique Envisalink (DSC, Honeywell), gratuite et open source

Alarmes DSC PowerSeries et Honeywell Vista en local, via un module Envisalink EVL-3 / EVL-4.
Cette intégration relie à Gladys une centrale d'alarme DSC PowerSeries ou Honeywell / Ademco Vista équipée d'un module Envisalink EVL-3 ou EVL-4, en local, par l'interface TPI du module (port TCP 4025), sans le cloud EyezOn. Non officielle, sans lien avec EyezOn, DSC ou Honeywell.
Jamais testée sur un vrai module. Cette version a été écrite d'après la documentation TPI d'EyezOn et la bibliothèque pyenvisalink, et testée seulement contre un module simulé. Essayez-la d'abord centrale désarmée, en regardant les journaux, et signalez ce qui diffère dans les issues GitHub. Ne comptez pas sur elle comme seule alerte d'intrusion ou d'incendie.
Ce que vous obtenez
- Une partition = un appareil « Alarme partition N » : le mode (désarmée, armée absent, armée présent, armée nuit), alarme en cours et prête à armer. Le mode se pilote depuis le tableau de bord ou une scène.
- Une zone = un appareil : ouverte / fermée (ou mouvement, fumée, fuite d'eau selon le type choisi), alarme, autoprotection, défaut.
- La centrale : Envisalink connecté, alimentation secteur, batterie faible, autoprotection, défaut système, alarme panique.
- Déclencheurs de scène : « Alarme Envisalink déclenchée » (avec son type : intrusion ou fuite d'eau d'après le type de la zone en alarme, incendie, médicale, panique, contrainte, ou « partition en alarme, cause inconnue » quand la zone n'est pas configurée), « Partition Envisalink armée » (avec le mode, le numéro d'utilisateur s'il est connu, et si la demande venait de Gladys), « Partition Envisalink désarmée ».
- Actions de scène : armer, désarmer (si autorisé), alarme panique (si autorisée).
Avant de commencer
- Le module Envisalink doit être sur votre réseau local, avec une adresse fixe (réservation DHCP dans votre box).
- Notez le mot de passe de la page web locale du module (« user » par défaut). Ce n'est pas le mot de passe du compte EyezOn.
- Une seule connexion TPI à la fois : si Home Assistant, un autre Gladys ou un autre logiciel utilise déjà le module, arrêtez-le, sinon les deux se déconnecteront l'un l'autre. Pour partager le module entre plusieurs logiciels, un relais comme envisalink-proxy est nécessaire.
Configuration
- Adresse de l'Envisalink : son IP (ex.
192.168.1.40), éventuellement suivie du port (192.168.1.40:4025). - Port TPI : 4025 sauf changement.
- Mot de passe de l'Envisalink.
- Centrale d'alarme : laissez « Automatique » (DSC et Honeywell se reconnaissent au premier message du module).
- Nombre de partitions : 1 dans la plupart des maisons.
- Zones (facultatif) : les zones à afficher dès le départ, avec un nom
et un type, séparées par des virgules :
1=Porte d'entrée, 2=Couloir:motion, 5=Cuisine:smoke, 6=Buanderie:leak, 10-12. Types :opening(ouverture, par défaut),motion(mouvement),smoke(fumée),leak(fuite d'eau). Une zone signalée par la centrale mais absente de la liste s'ajoute seule, comme ouverture. Changer le type d'une zone crée une nouvelle fonctionnalité : ajoutez-la de nouveau depuis la Découverte. - Enregistrez, puis ajoutez les appareils depuis l'onglet Découverte.
Le bouton Tester la connexion se reconnecte immédiatement, demande l'état complet à la centrale (DSC) et affiche le mode de chaque partition.
Sécurité
- L'armement est permis par défaut (option « Autoriser l'armement »).
- Le désarmement est désactivé par défaut. Activez « Autoriser le désarmement » seulement si votre Gladys est bien protégé : toute personne pouvant piloter vos appareils pourra désarmer l'alarme.
- Les alarmes panique depuis Gladys sont désactivées par défaut.
- Code utilisateur : DSC 4 ou 6 chiffres, Honeywell 4 chiffres. Nécessaire pour désarmer, et pour armer une centrale Honeywell ou une DSC sans « armement rapide ». Utilisez de préférence un code dédié. Il n'est jamais écrit dans les journaux ; le mot de passe non plus. Chaque commande (envoyée ou refusée) est journalisée.
- Une DSC qui demande un code pendant un armement (message 900) ne le reçoit que dans les 20 secondes qui suivent une commande Gladys, et seulement pour la partition armée.
Attention aux fausses alarmes
- Le mode nuit arme sans délai d'entrée : en ouvrant la porte, l'alarme part tout de suite, sans laisser le temps de taper le code. Ne l'armez depuis une scène que si personne ne doit rentrer.
- Si votre centrale est reliée à une télésurveillance, une alarme déclenchée par une scène mal réglée, ou une alarme panique envoyée depuis Gladys, est transmise comme une vraie : prévenez votre télésurveilleur avant vos essais, ou passez la centrale en mode test.
Les modes
| Mode Gladys | DSC | Honeywell |
|---|---|---|
| Armée (absent) | commande 030 | code + 2 (Away) |
| Armée (présent) | commande 031 | code + 3 (Stay) |
| Armée (nuit) | commande 032 (sans délai d'entrée) | code + 7 (Instant) |
| Désarmée | commande 040 + code | code + 1 (Off) |
Pour passer d'un mode armé à un autre, désarmez d'abord.
Limites connues
- Honeywell : la centrale ne signale les zones que par l'afficheur du clavier virtuel et un champ de bits pas toujours envoyé. Une zone vue « FAULT », « CHECK » ou « ALARM » sur le clavier redevient normale quand elle n'y est plus affichée depuis 45 s, ou dès que la partition est « prête » (sauf l'alarme, levée au désarmement). Un « ALARM » affiché par un clavier désarmé (mémoire d'alarme) n'est pas une alarme.
- Honeywell, centrale armée : le clavier n'affiche plus les défauts. Une
porte restée ouverte pendant l'armement apparaît donc fermée au bout de
45 s, sauf si la centrale la signale par son champ de bits (
%01). Ne vous fiez pas à l'état des ouvertures d'une centrale Honeywell armée. - Honeywell : une partition apparaît armée dès le début du délai de sortie (les icônes du clavier s'allument tout de suite), alors qu'une DSC ne l'est qu'à la fin du délai. Le déclencheur « Partition armée » part donc plus tôt sur Honeywell.
- Honeywell : l'alarme panique est expérimentale : elle envoie la touche A (incendie), B (médicale) ou C (police) du clavier, dont l'effet dépend de la programmation de votre centrale.
- L'état d'une zone n'apparaît qu'à son premier changement (ou au premier état complet de la centrale).
- Les limites de Gladys (300 états et 300 événements par minute) sont respectées : seules les valeurs qui changent sont envoyées (plus un rappel toutes les 30 minutes environ) ; au-delà de 240 états par minute, les zones attendent la minute suivante, la centrale et les partitions gardant leur part ; au-delà de 120 événements de scène par minute, ils sont ignorés et journalisés, sauf « Alarme Envisalink déclenchée », jamais ignorée et renvoyée jusqu'à 3 fois en cas d'erreur.
Dépannage
- « Envisalink injoignable » : vérifiez l'adresse, que le module répond (page web locale), et qu'aucun autre logiciel n'est connecté au port 4025.
- « un autre client utilise peut-être le TPI » : la connexion se coupe juste après l'identification, plusieurs fois de suite ; l'intégration attend alors 5 minutes entre deux essais. Arrêtez l'autre logiciel, ou utilisez un relais (envisalink-proxy).
- « mot de passe refusé » : après trois refus, la connexion s'arrête pour ne pas bloquer le module. Corrigez le mot de passe, puis enregistrez ou cliquez sur « Tester la connexion ».
- La connexion est vérifiée par un keep-alive toutes les minutes ; sans réponse pendant 3 minutes, l'intégration se reconnecte (5 s, 10 s, 30 s, 1 min, 2 min, puis toutes les 5 min).
Paramètres de configuration
Voici les paramètres demandés par Envisalink (DSC, Honeywell) dans son écran de configuration dans Gladys.
| Paramètre | Type | Obligatoire | Description |
|---|---|---|---|
| Votre module Envisalink | section | Non | Pour les centrales d'alarme DSC PowerSeries et Honeywell / Ademco Vista équipées d'un module Envisalink EVL-3 ou EVL-4, sur votre réseau, sans le cloud EyezOn : l'état de chaque partition (désarmée, armée absent, présent ou nuit, en alarme, prête), les zones (ouvertes ou fermées, alarme, autoprotection, défaut), les défauts système (secteur, batterie, autoprotection), les alarmes panique, l'armement depuis Gladys et des déclencheurs de scène. Le module n'accepte qu'une connexion locale (TPI, port TCP 4025) à la fois : arrêtez tout autre logiciel qui l'utilise (Home Assistant, un autre Gladys). Non officiel, sans lien avec EyezOn, DSC ou Honeywell. |
| Adresse de l'Envisalink | string | Oui | Son adresse IP ou son nom sur votre réseau (donnez-lui une adresse fixe dans votre box). |
| Port TPI | number | Non | 4025, sauf si vous l'avez changé. |
| Mot de passe de l'Envisalink | secret | Oui | Le mot de passe de la page web locale du module (« user » par défaut), pas celui de votre compte EyezOn. |
| Centrale d'alarme | select | Non | Trouvée toute seule d'après le premier message du module. À choisir seulement si la détection échoue. |
| Nombre de partitions | number | Non | Les partitions 1 à N deviennent des appareils dans Gladys (1 dans la plupart des maisons). |
| Zones | string | Non | Facultatif : les zones à afficher dès le départ, avec un nom et un type (opening ouverture, motion mouvement, smoke fumée, leak fuite), par ex. « 1=Porte d'entrée, 2=Couloir:motion, 5=Cuisine:smoke, 10-12 ». Les zones signalées par la centrale s'ajoutent seules, comme ouvertures. |
| Sécurité | section | Non | Toute personne pouvant piloter les appareils dans Gladys (tableau de bord, scènes, application Gladys) peut agir sur l'alarme par cette intégration. L'armement est permis par défaut. Le désarmement et les alarmes panique sont désactivés par défaut : ne les autorisez que si votre Gladys est bien protégé. Chaque commande est écrite dans les journaux de l'intégration, jamais le code utilisateur. |
| Code utilisateur de l'alarme | secret | Non | Le code que vous tapez sur le clavier (DSC : 4 ou 6 chiffres, Honeywell : 4 chiffres). Nécessaire pour désarmer, et pour armer une centrale Honeywell ou une DSC sans armement rapide. Le mieux est un code utilisateur dédié : la centrale le journalise avec chaque commande. |
| Autoriser l'armement depuis Gladys | boolean | Non | |
| Autoriser le désarmement depuis Gladys | boolean | Non | Nécessite le code utilisateur. Désarmer coupe aussi une alarme en cours. |
| Autoriser les alarmes panique depuis Gladys | boolean | Non | L'action de scène « Alarme panique Envisalink » : incendie, médicale ou police, transmise à votre télésurveillance si vous en avez une (une fausse alarme peut déclencher une intervention). Expérimental sur Honeywell : les touches A / B / C dépendent de la programmation de la centrale. |
| Langue des noms des appareils | select | Non | Sert aux noms des appareils, fonctionnalités et modes ajoutés désormais. |
Comment installer Envisalink (DSC, Honeywell) dans Gladys
- Dans Gladys, ouvrez Intégrations : Envisalink (DSC, Honeywell) apparaît dans le catalogue, aux côtés des intégrations natives, avec un badge communautaire.
- Cliquez sur Installer. Gladys télécharge l'image Docker (
ghcr.io/lm1lc3n7/gladys-envisalink:0.1.1), la démarre dans un bac à sable isolé du cœur, et génère l'interface de l'intégration (appareils, découverte et configuration). - Ouvrez l'écran Configuration de l'intégration, remplissez les paramètres, puis enregistrez.
- Vous pouvez aussi l'installer directement depuis l'URL de son dépôt : https://github.com/LM1LC3N7/gladys-envisalink.
Envisalink (DSC, Honeywell) nécessite Gladys >=5.1.0. Le catalogue dans Gladys se rafraîchit toutes les heures : une nouvelle version est donc disponible au plus tard une heure après sa sortie.
Vous n'utilisez pas encore Gladys ? C'est gratuit et open source : suivez le guide d'installation pour démarrer.
À propos des intégrations externes
Envisalink (DSC, Honeywell) est une intégration externe : une intégration communautaire empaquetée dans un conteneur Docker et publiée sur GitHub, que Gladys installe en un clic et exécute dans un bac à sable isolé de son cœur. Elle est publiée et maintenue par LM1LC3N7, et non par l'équipe cœur de Gladys.
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- Code source sur GitHub — source de cette documentation